Quelques chiffres…
Marché Chinois :
En Chine, depuis six ans, la lecture de contenus numérisés est passée de 3,7% de la population à 27,8%
La Chine à elle seule compte déjà une bonne dizaine de compagnies qui produisent et commercialisent un ‘e-reader”. STAReREAD, Jinke, Kingsun et Founder (entreprise fondée dans ce cas par l’Université de Beijing) sont les quatre plus gros noms de ces dix compagnies chinoises.
La presse écrite est déjà au rendez-vous du papier électronique. Le 15 avril 2006, le Liberation Daily est devenu le 1er journal électronique du monde en achetant et distribuant 300 e-Readers pour ses lecteurs. Mais depuis il n’est pas seul, car le Yantai Daily et le Ningbo Daily sont d’autres exemples cités de médias ayant commencé à distribuer des e-Readers.
Par ailleurs, la Chine va très vite dans l’implantation de la lecture numérisée au sein du monde de l’éducation. Les étudiants chinois sont déjà des milliers à suivre un cours à partir d’un e-reader. Un phénomène qui pourrait fondamentalement bouleverser les méthodes de l’enseignement à distance partout dans le monde.
Marché Japonais :
Le marché japonais du papier électronique, d’un chiffre d’affaires de 2,6 milliards de yens en 2003, passera à 19,9 milliards de yens en 2008 – ce qui représente une croissance de 2193% – et à 57 G de yens en 2010.
Les entreprises pionnières sont Matsuhita-Panasonic (qui a lancé le e-lecteur Words Gear), Seiko-Epson (fabrication du papier électronique à haute définition, actuellement le plus mince au monde), Hitachi (teste actuellement dans les trains japonais un affichage commercial avec le papier électronique), Soft Bank Telecom (qui investit dans le petit affichage commercial), Nec/Toppan (conception de grands panneaux publicitaires), Fujitsu (en train de mettre au point un papier électronique pour s’adapter à différents reliefs, ou encore Astrec (qui conçoit une nouvelle technologie de marquage au sol).
Marché Etats-Unis: Amazon, roi du marche
Le Kindle peut devenir l’iPod de la lecture. Le Kindle et ses livres pourraient représenter 750 millions de dollars de revenus en 2010, soit 3% du chiffre d’affaires d’Amazon. City Group estime en fait que la courbe des ventes du Kindle épousera, tout en étant moitié moins importante, celle de l’iPod, soit 2,2 millions de livres électroniques vendus en 2010. A ce chiffre, il faut ajouter les ventes de livres, à raison d’un livre à 10 dollars par mois.
Le Kindle est un bon produit qui va s’améliorer avec des prochaines révisions, tandis que son prix va baisser (399 dollars aujourd’hui) et que la vente de livres en format électronique sera aussi rentable que sur papier.
Amazon a également annoncé hier le rachat de la société canadienne Abebooks; une place de marché en ligne pour les livres anciens ou imprimés par des éditeurs indépendants; Abebooks a déjà vendu 110 millions de livres de 13500 vendeurs différents. Cette société existe déjà depuis 1996 et ouvrira ainsi à Amazon le marché actif des livres très rares.
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